Ce qu'on défend. Ce qu'on refuse.
Nous sommes trois. On édite. On assume. On signe. Ce texte n'est pas un pitch. C'est une charte — et une ligne de conduite qu'on refuse de franchir.
L'écosystème Salesforce mérite mieux.
Vingt ans qu'on déploie Salesforce. Vingt ans à voir des opérateurs talentueux bricoler des solutions autour d'un outil qui promet beaucoup et livre lentement. Vingt ans de tickets IdeaExchange sans réponse, de Winter 'XX sans les features demandées, de keynotes Dreamforce qui shippent trois ans plus tard — quand ça shippe.
L'écosystème s'est organisé autour. Copado pour la DevOps enterprise, Provar pour les tests, Gearset pour le release management. Des gens sérieux ont fait du bon travail. Mais il reste des zones blanches. Des endroits où la douleur est réelle, quotidienne, et où rien n'existe.
Dopamine Labs existe pour combler ces zones. Pas toutes. Celles qu'on connaît, celles qu'on a vécues, celles où on peut livrer quelque chose de solide sans lever 50 millions.
Ce qu'on refuse.
- Le bullshit IA. On code avec de l'IA, on l'assume — et on ne vend pas « propulsé par GenAI » comme d'autres vendaient « propulsé par blockchain » en 2018. L'IA est un outil interne. Le client achète un résultat.
- Les matrices de pricing à 48 lignes. Un prix, une valeur, une page. Si on ne peut pas l'expliquer en 15 secondes, c'est qu'on se cache derrière.
- Les démos qui mentent. Pas de mockups sous Photoshop dans la landing. Le terminal, les logs, les traces qu'on montre — ils tournent en vrai.
- La roadmap-secret-de-guerre. Notre roadmap est publique. Nos issues sont publiques. Nos RFC sont publiques. Si un concurrent apprend ce qu'on construit, tant mieux — ça nous force à bien exécuter.
- Le sales flou. Pas de « contactez-nous » opaque. Pas d'appel de qualification avant d'avoir vu le produit. On est dispo, on répond, on sait ce qu'on vend.
Ce qu'on défend.
- L'open-core. Le moteur est ouvert, auditable, forkable. Le business vit dans l'intégration, le support, la gouvernance. Si un client veut héberger soi-même, c'est possible. Si un concurrent veut forker, libre à lui — on gardera l'avantage de l'exécution.
- Le vibe coding assumé. Humains dans la boucle, IA au clavier. C'est notre avantage structurel en 2026. Pas un secret, un choix. On produit avec trois personnes ce qui demandait trente il y a dix ans.
- Le changelog signé. Chaque release est signée par la personne qui l'a livrée. Pas de « release notes » anonymes. Un humain a décidé, un humain a shippé, un humain répond.
- Le design partner. Les cinq premiers clients ne paient pas. Ils forment la roadmap. On écoute plus qu'on parle pendant les six premiers mois.
- La France comme base, pas comme limite. On est français, on vibe code en français quand on écrit entre nous, on documente en anglais quand c'est pour le monde. Pas d'infériorité. Pas de posture non plus.
Le lien avec Dopamine Technologies.
Dopamine Technologies est la maison-mère historique. Conseil Salesforce depuis 2005. Vingt ans de terrain, de projets, de tickets qui ne pardonnent pas. Stéphane Hermet y a appris que livrer un produit logiciel n'est pas le métier d'une ESN. Qu'il fallait un autre ADN, une autre structure, une autre économie.
Dopamine Labs est donc une entité séparée. Même famille, deux métiers. Tech vend du conseil humain ; Labs vend du logiciel standard. Aucun cross-sell forcé : si vous êtes client Tech, rien ne vous oblige à acheter Labs. Si vous êtes client Labs, rien ne vous oblige à passer par Tech. La valeur doit tenir debout toute seule, des deux côtés.
Ce qui lie les deux : l'exigence. Aucune compromission produit parce que le consulting rentre. Aucun consulting bâclé parce que le produit est plus sexy. Une ligne rouge : on ne vend pas ce qu'on n'utiliserait pas nous-mêmes.
Pourquoi maintenant.
En 2020, éditer un SaaS demandait une équipe de vingt, un an de développement, et deux millions en pré-lancement. En 2026, une équipe de trois avec les bons outils (LLMs, Next.js, Supabase, Stripe, Resend) livre en quelques mois ce qui demandait une année. Le coût marginal d'un produit de niche a chuté d'un ordre de grandeur.
Ce qui était économiquement impossible il y a cinq ans devient viable aujourd'hui. Un produit qui sert mille comptes précis, à un prix raisonnable, édité par trois personnes — c'est une entreprise saine en 2026. C'est ce qu'on construit.
Version 1 · Avril 2026 · À mettre à jour quand nos pratiques évoluent — avec note de révision.